Le Parthenium Hysterophorus: une herbe dangeureuse pour la biodiversité Africaine

12/05/2011
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Le Parthenium Hysterophorus, communément appelé grande camomille, est une plante toxique originaire d’Amérique centrale. C’est une plante invasive qui colonise rapidement tout espace aux dépens d’une végétation utile installée depuis longtemps. En quelques années, elle peut réduire un pâturage à presque rien, privant ainsi les troupeaux de nourriture.

Pour donner la mesure du dynamisme de l’espèce, chaque graine arrive à maturité en 4 à 6 semaines et peut produire entre 10 000 et 25 000 nouvelles graines!

Le Parthenium qui a été trouvé dans la réserve de Masaï Mara au Kenya pourrait menacer la migration de millions d’animaux qui a lieu chaque année à travers les plaines du Serengeti et de Masaï Mara. Portée par le vent, les véhicules ou l’eau, l’espèce a été trouvée dans certaines parties de la rivière Mara et le long de quelques pistes qui sillonnent le parc.

Chez l’homme, son pollen est à l’origine de troubles respiratoires et de graves allergies de la peau ; chez les animaux, elle réduit la production de lait et leur fait perdre du poids.

L’Éthiopie est le premier pays à avoir été contaminé au début des années 80. Sans qu’il y ait de certitudes, l’hypothèse la plus souvent avancée rapporte que l’herbe aurait été importée avec les cargaisons d’aide alimentaire acheminées pour répondre à la famine qui y sévissait à l’époque. Elle s’est depuis répandue en Ouganda, en Tanzanie, en Somalie, au Mozambique, au Zimbabwe et en Afrique du Sud.

Geoffrey Howard, en charge des espèces invasives pour l’UICN, avertit :  » Si rien n’est immédiatement entrepris pour nettoyer les zones infestées dans le Masaï Mara, il n’est pas irréaliste de s’attendre à une réduction de la vie sauvage à long terme, conséquence d’une expansion rapide du Parthénium ».

Au Kenya, avec le Kenya Wildlife Service (KWS), un plan d’éradication a été élaboré et plusieurs options ont été avancées :
- La riposte biologique mais trop coûteuse déjà mise en place en Éthiopie, qui consiste à introduire des insectes prédateurs nuisibles au Parthénium.
- Les herbicides, mais elle n’est guère appréciée par les donateurs qui financent souvent les programmes.
- L’option retenue sera manuelle avec l’aide des communautés locales pour défricher les zones infestées.

A voir : Reportage sur l’invasion du parthenium au Kenya diffusé sur Arte (Emission Globalmag de 4’30 à 15’30) – Cliquez ici

Sources : http://www.ajafe.net/faune-et-foret/biodiversite/363-parthenium-une-herbe-dangereuse-pour-la-biodiversite-africaine.html

http://www.iucn.org/about/work/programmes/species/news_events/?6511/Noxious-weed-threatens-the-biggest-wildlife-migration-on-the-planet

Rédacteur : B.V

One Response to Le Parthenium Hysterophorus: une herbe dangeureuse pour la biodiversité Africaine

  1. Francois ACHOUR on 04/07/2011 at 09:11

    Bonjour,

    il faut savoir que le risque Grande Camomille est tres present d’ores et deja, nous cultivons du ricin (castor seeds) destine a la pharmacie et aux biocarburants, et le Parthenium a deja envahi EN QUELQUES MOIS quelques dizaines d’hectares, en reduisant a neant les semailles de ricin. La main d’oeuvre abondante et peu couteuse permet de lutter efficacement contre la dissemination.

 

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