Kenya: un homme tué par des éléphants

11/06/2011
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Un troupeau de 30 éléphants qui avait déjà terrorisé les habitants de Taveta le mois dernier a récidivé en sortant du Parc National de Tsavo à la recherche de pâturages et d’eau. Les pachydermes ont récemment chargé et tué un jeune homme de 22 ans qui se trouvait avec des amis.

Selon le conseiller Chanzo Khamodi, « les conflits hommes-éléphants sont déclenchés par le pâturage illégal du bétail dans le parc National de Tsavo, obligeant les éléphants à trouver leur nourriture hors du parc. Les éleveurs du Nord-Est du pays ont fait paître des milliers de bovins et ont pris tous les points d’eau destinés aux pachydermes. C’est la raison pour laquelle ces derniers ont envahi et détruit les fermes et les cultures à Njoro, Mtakuja, et dans la zone de Kasaani.

Les habitants excédés ont menacé d’empoisonner les éléphants si le Kenya Wildlife Service ne prenait pas de mesure pour les chasser de leurs terres.

 

Sources : http://allafrica.com/stories/201105302174.html

http://afrique-horizons.org/WordPress3/?p=567

 

Traducteur et rédacteur : BV

2 Responses to Kenya: un homme tué par des éléphants

  1. stephanie Vergniault on 22/06/2011 at 09:41

    Nous avons le meme probleme au Tchad .Il faut que les populations locales laissent aux elephants leur habitat d’origine autrement le conflit sera de plius en plus violent entre les hommes et la faune sauvage !

    • Afrique Horizons on 22/06/2011 at 15:44

      Bonjour Stéphanie,
      Nous suivons l’actualité concernant les éléphants de tout le continent africain et nous constatons deux phénomènes : la recrudescence du braconnage et l’expansion humaine.
      S’agissant du premier point, la richesse croissante des chinois provoque une demande plus forte en ivoire. Mais les pays européens et les USA participent aussi à l’hécatombe. Je ne crois pas un instant que seule la Chine soit à condamner. La demande est internationale mais, sans contestation possible, la plaque tournante est bien l’Asie.
      Pour ce qui est de l’expansion humaine, il est impossible de la contrôler. Vous savez, comme nous, que certains pays investissent les terres africaines pour différentes raisons. L’Afrique risque de devenir un immense champ cultivé sur lequel quelques îlots de nature tenteront de rester vierges. Réserves, parcs nationaux et aires de conservation sont utiles mais insuffisants pour assurer un avenir aux espèces animales y évoluant. Si des corridors ne sont pas créés, l’échec sera total dans les prochaines décennies. Il est donc nécessaire d’instaurer des zones tampons où l’animal pourra poursuivre son chemin.
      Mais une condition doit être respectée. Celle d’accepter une place aux communautés locales qui peuvent jouer un rôle très positif dans la protection des espèces animales. Aujourd’hui, la tendance va dans ce sens et les résultats sont visibles et prometteurs (Voir Ewaso Lions ou Lion Guardians pour le cas des lions). Il n’est plus possible de ne pas considérer les populations locales. Elles sont partie intégrante des écosystèmes et participent donc activement à l’équilibre de la biodiversité. Seulement, encore faut-il leur laisser la possibilité de s’exprimer.
      Un long chemin reste donc à parcourir. Il suffit pour cela de réunir nos efforts et d’être convaincus que, tous ensemble (ONG, associations, scientifiques, politiques et communautés locales), nous pouvons atteindre notre objectif.

      Je vous invite donc à nous évoquer la situation des éléphants du Tchad et nous parler de vos actions et projets. Pour cela, envoyez-nous un petit mot par le biais de notre formulaire de contact à l’adresse suivante : http://www.afrique-horizons.org/contact.htm
      Nous prendrons contact avec vous afin de pouvoir écrire un article sur ce sujet auquel nous sommes très attachés.
      Merci pour votre combat et à bientôt.

      Afrique Horizons

 

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